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Publireportage, mélange des genres
Catégorie: Web | 7 commentaires | 2 098 lectures
Dans le domaine du web, un publireportage se présente comme un article (presse en ligne), un billet (blog) rédigé par l'annonceur. Cette présentation insidieuse peut induire une confusion chez le lecteur si la mention explicite de publireportage n'est pas ajoutée clairement. En octobre 2006, Loïc Lemeur publiait son premier publireportage. À l'époque, l'article était signé par l'entrepreneur français qui n'avait pas pris la peine d'informer son lectorat. L'affaire avait agité beaucoup de mécontents. Depuis, le publireportage a toujours aussi mauvaise presse et suscite toujours des réactions sur la forme que sur le fond.
Dans un autre genre, le billet sponsorisé. Un peu plus pervers du publireportage dans la mesure où ce n'est plus l'annonceur lui-même qui en est l'auteur mais le responsable de publication (le blogueur). Un produit est proposé et libre au blogueur de le traiter s'il y trouve un intérêt (autre que financier ?). À une même période, Monabanq a ainsi convoité plusieurs grandes pointures, Jean-François Ruiz, Benoît, Thierry Bézier [¹], chargés de mettre leur service en avant.

Intruders.tv (28/11/07)
On trouve de temps en temps des campagnes publicitaires sous d'autres formats. Ainsi Canal+ et BETC ont profité de la notoriété des grands noms de la blogosphère pour promouvoir une web-série du nom de « Kali ». Chez Eric Dupin, le ton est donné dans le titre alors que d'autres ont passé sous silence le caractère promotionnel.

Presse-citron.net (19/10/09)
Cette campagne de buzz est lancée à un moment clé pour les annonceurs via des prescripteurs. Difficile de ne pas tomber plusieurs fois sur la même annonce. Au bout du compte, l'effet invasif donne moins de pertinence. Dans la majorité des cas, les blogueurs indiquent clairement la nature du billet. Difficile de faire autrement tellement l'annonce dénote du reste, mais quid des billets moins identifiables ? Pour exemple, DeedeeParis ajoute un logo inconnu au bataillon et tellement discret qu'il passe inaperçu.

DeedeeParis.com
Enfin, il y a comme une incompatibilité entre cette indépendance, valeur inhérente au blog, et le modèle financier proposé. Pour ma part, si on veut se permettre d'écrire en toute liberté, il est indispensable que le discours ne soit pas altéré par l'intervention financière d'un tiers.
[¹] Mise à jour (29/12/09): lien défectueux supprimé

Je suis étonné de ne voir aucun commentaire !
Je ne suis pas d'accord, ok, trop d'articles positifs tue la crédibilité mais si le service est bon, pourquoi pas. Je n'ai encore jamais eu l'occasion d'être sponsorisé pour un billet mais si je trouve le site intéressant, payé ou pas, j'en parlerai. Après, il n'est pas dit qu'on ne doit dire QUE du bien dans un article sponsorisé si?
Je me permetrait de citer Damien, de Blogging The News, dans son mini-post qui pointait par ici :
"Faire un publireportage, c’est mal ? Passer 3 jours en hôtel 5 étoiles (poupées et champagne inclus) à Ibiza pour tester la nouvelle Seat du même nom, c’est mal ?"
Qu'on arrête de se gratter pour se faire rire. Ce débat n'a rien de nouveau et la réponse est évidente : dans l'absolu, ces "publi-billet" sur les blog ce n'est pas Mal.
Si un lecteur, ne veux pas fraire confiance à un bloggeur qui fait du publi-billet, soit, c'est son xhoix. Personne ne l'oblige à lire le blog en question.
Si un bloggeur décide de faire du publi-billet pour dire du bien (ou du mal) du produit ou service, c'est aussi son choix. Tant qu'il annonce clairement la couleur, je trouve ca plutôt honnête (d'autre media ne s'encombre pas de ce genre de transparence).
Oui, il est fort probable qu'un bloggeur qui se fasse payer pour parler d'un truc pour ensuite en dire du mal aura du mal à convaincre un autre annonceur de parler de lui. Encore une fois, c'est son choix.
Perso, je ferai plus facilement confiance à un bloggeur qui m'annonce la couleur qu'à celui qui ne dis pas où et comment il a mit la main sur un produit en avant-première ;-D
Celui qui aura le plus ma cofiance est, bien sûr, celui qui annonce un billet sponsorisé pour ensuite dire du mal du sponsor. Celui là est non seulement honnête mais en plus il aura su garder son indépendance et prendre le risque de froisser une "source de revenu".
Je suis annonceur, je te paye pour que tu parles de mon produit. Si tu le critiques ouvertement, ça me pose un problème puisque mon but c'est de faire la promo. Ce que je te conseille, c'est de n'aborder que les points positifs et d'éluder ce qui est moins glorieux... de la stratégie marketing. Autrement dit, tu deviens un bon vendeur et pas un auteur indépendant, libre de toute pression directe ou non. A moins que tu me prouves le contraire.
Comme le dit Damien c'est un vieux débat ... la crédibilité de l'auteur vient aussi de sa réputation.
Tu peux-être dubitatif quand tu vois une première "critique", il faut voir sur l'ensemble de ce que ce blogueur raconte et comment il tient dans la durée. En général un auteur qui veut défendre sa personnalité tiendra une certaine ligne.
Mais je suis d'accord que le gros des travaux produits par les blogueurs ne propose pas des analyses de fond très poussées ou des points de vues très indépendants. Après tout ils ne sont pas forcément des experts automobiles et ne peuvent bien souvent relayer que l'expérience qui leur a été proposée.
Dans l'autre sens prenons un exemple avec les journalistes des magazines autos. Ils sont invités par les marques dans des conditions similaires à celles de blogueurs. Ils peuvent découvrir les nouveaux modèles dans certains conditions inhabituelles. Est-ce pour autant que les magazines automobiles n'ont aucune crédibilité? Que les avis donnés par ces journalistes spécialisés n'ont aucune valeur?
Rien n'est blanc ou noir ... tout est rose! Ou plutot tout est dans les nuances de gris.
Il faut apprendre à faire la part des choses, aiguiser son esprit critique et ne pas se faire piéger par de trop grosses conneries. C'est difficile, je suis le premier à le dire :)
Je pars du principe que si il est noté clairement sur l'article: "ceci est un article sponsorisé", le lecteur est informé et il n'y a donc aucun problèmes. Un blog peut se retrouver avec quelques articles sponsorisés sans pour autant perdre toute crédibilité. Par exemple, j'ai déjà été contacté pour parler de certains produits (gratuitement) mais il est clair que si je trouve le service de piètre qualité, je ne vais pas en vanter ses mérites. Par contre, si un service est bon, qu'on me propose d'en parler et que je note sur l'article la nature commerciale du message, je ne vois pas le problème.
Je comprends néanmoins ton point de vue critique sur les articles sponsorisés car ils seront souvent moins intéressants de par leur nature commerciale (et donc dénués des inconvénients). En même temps et comme le souligne François, beaucoup de blogs se contentent de relater les nouvelles plutôt que les analyser en profondeur. Si tel est le cas, le blog devient plus un espace de découvertes plutôt qu'un endroit d'analyse critique et le fait d’intégrer des billets sponsorisé n’est plus dérangeant.
Ce que tu dis François m'a toujours intrigué. Je ne sais pas si tu lis(ais) le blog de Luc St-Elie mais c'est un spécialiste de la photo. On trouvait sur son blog des billets très pointus. Pourtant, on savait qu'il recevait du matériel, des accessoires à prêter/donner par les grandes firmes. C'est difficile alors de situer ce qui n'est pas dit, ce qui est mis plus en avant en faveur de la marque. Sans cette relation, il ne pourrait avoir une telle expérience, expertise.
@alEx: "Un blog peut se retrouver avec quelques articles sponsorisés sans pour autant perdre toute crédibilité" J'ai remis en question la crédibilité du billet, pas du blog dans son entièreté.