Poupées russes de la recherche

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Savez-vous ce qu'est un café viennois ? C'est un expresso surmonté de crème fouettée et de chocolat. Rien de bien compliqué. Posez la même question à Google avec les mots « recette café viennois ». Bingo, le premier résultat correspond à la demande. Si on continue à explorer les résultats, je tombe sur le site culinaire 750g. Seul problème, on arrive sur un listing de recettes avec un rapport plus ou moins éloigné avec ma recherche initiale. Sur les 176 trouvailles contenant le mot café ou viennois, aucune ne correspond à l'expression café viennois (avec et sans guillemets). Au mieux, je découvre d'autres recettes. Au pire, j'ai perdu mon temps !

Imaginez-vous dans une galerie commerçante, vous cherchez un bouquin et le premier commerce affiche sa disponibilité. Vous entrez, vous demandez à la vendeuse et là elle vous répond qu'elle n'a jamais eu ce livre. Par contre, elle vous invite à acheter un autre ouvrage du même genre. Ça vous laisserait quelle impression au final ?

Capture d'écran du site 750 grammes
Capture 750g.com (19/07/10)

Toujours avec mon exemple du super expresso chocolaté, je tombe sur cafe.topannu.net. Ça ressemble à un site, ça à l'odeur d'un blog avec quelques rédactionnels mais c'est... un annuaire. Évidemment, c'est rempli d'Adsense. Vous voilà reparti pour un tour. Rien ne vous garanti de ne pas tomber sur un autre autre annuaire, lui même agrégateur etc. Beaucoup de temps perdu alors que la question est toute simple.

Un bouton « Je n'aime pas » sur Youtube

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Les outils sociaux permettent de faire interagir le visiteur avec le contenu. Dans la pratique, on trouve les commentaires mais aussi des petits gadgets d'appréciation. Il en existe sous toutes les formes: une note de 1 à 10, des étoiles à cocher... Et puis, il y a ce bouton unique de satisfaction Like. On est en droit d'apprécier et de le faire savoir par contre les mécontents sont amenés à passer leur chemin. Que vaut vraiment l'opinion globale si elle n'est prise qu'en partie ? Une façon de gonfler l'ego de son auteur et éviter la contradiction. Le plus connu est le bouton « J'aime » de Facebook intégré sur de nombreux blogs. Ce principe existait déjà bien avant.

Bouton Like de Facebook
Bonton "J'aime" de Facebook

Bouton Like sur Zdnet
Capture ZDNet

Certes, il reste toujours les commentaires pour exprimer son opinion mais on connait toutes les résistances face à ce mode de participation alors qu'un seul clic aurait suffit à faire connaître son avis. C'est désormais chose faite sur Youtube et son bouton de désapprobation.

Boutons sur le lecteur Youtube
Capture Youtube (11/07/10)

Blog et pub, le lecteur plumé

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Je lis quelques blogs culinaires dont certains sont devenus des incontournables. Honnêtement, j'ai toujours été fasciné par l'investissement de ces passionnés. À travers les nombreux billets, on ressent bien cette motivation inépuisable. Au fur et à mesure, ces blogueurs ont accumulés un tas de connaissances. Le tout gracieusement partagé sur leur espace public. Une démarche généreuse, sans contre-partie. Une façon de partager une partie de son chez soi. Au fur et à mesure du temps, les sites ce sont améliorés tant sur le fond que sur la forme. Que du bonheur pour le lecteur !

Des blogs, il en existe des tonnes, sur tous les sujets. Je ne vous apprends rien. Nombreux sont ceux abandonnés ou très rarement alimentés. À côté de ça, certains ce sont pris au jeu et c'est devenu un véritable plaisir. Ceux là tiennent sur la durée, même s'il y a parfois des petites remises en question. On a tous connu ces moments. Au début néophyte, on découvre, on explore, on tâtonne. Progressivement, on améliore la forme, on dépose d'autres photos, on fait des rencontres, on lit les amis blogueurs et surtout... on lit ses statistiques. Quoi de plus normal. C'est grisant d'approcher son lectorat, de mieux le connaître. Les outils sont là, on aurait tort de s'en priver.

La première tentation c'est de s'enivrer de ses données et de ne bloguer plus que pour ça: trouver les bons mots clés ou les sujets populaires, optimiser son contenu pour les moteurs, flatter ses amis blogueurs pour s'attirer du lien... La seconde tentation suit assez rapidement. On se dit que tout ces chiffres représentent une monétisation possible. De la position « Je blogue pour mon bon plaisir », on passe à « Je peux gagner de l'argent grâce à ma passion ». Et là, tous les arguments sont bons pour se donner bonne conscience: ça me permettrait de payer l'hébergement et le nom de domaine, c'est un juste retour des choses aux vues de mon investissement, je pourrais financer l'achat d'un nouveau matériel, etc.

Capture Chef Simon
Capture du blog Chef Simon (03/07/10)

Après, tout le jeu consiste à trouver une limite dans ce qu'on décide d'afficher sur son blog et la façon de le faire. Pour beaucoup, la publicité est clairement identifiée et non-intrusive pour le lecteur. Pour d'autres, la promotion a sa place sur un blog spécialisé, elle est susceptible d'intéresser du monde. Par contre, très peu se posent la question morale: « est-il acceptable que des industriels - attirés par le seul appât du gain - viennent occuper mon espace personnel ? » ou « l'envahissement de la publicité sur tous les supports - dont le mien - n'est-elle pas nuisible à une échelle plus globale ? ».

J'observe une présence toujours plus forte des publicitaires sur les blogs à forte croissance. Outre les échanges de liens ou les liens commerciaux réservés dans des espaces annexes, le marketing veut se voir en haut de l'affiche. Chez Requia par exemple, tout un billet est dédié à une marque. Donnez vos meilleures idées pour alimenter le blog, devenez fan de leur page Facebook et gagnez (peut-être) un super robot ménager. Ils sont forts ceux là ! Coût de l'opération 450 euros. En prime, ils obtiennent les données personnels de tous les participants, histoire d'alimenter leur base de données avec un public ciblé et... consentant.

Capture Requia
Capture du blog Requia (03/07/10)

J'ai deux questions. La première concerne l'auteur: outre l'aspect financier, quel est l'intérêt d'une telle pratique ? n'y a-t-il pas un risque de décridibiliser le blog surtout pour les prochains sujets sur le matériel de cuisine ? La seconde question va au lecteur: ces pratiques de marketing valent-elles le coup pour un cadeau hypothétique ?

Les images de fond nuisent à la lisibilité

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Les images en fond c'est joli, c'est classe, c'est design, c'est tout ce qu'on veut sauf qu'elles sont rarement bénéfiques pour le texte. Au risque de paraître vieux jeu, il n'y a rien de plus agaçant d'avoir toutes les peines du monde pour déchiffrer du texte. Ajoutez de la transparence et ça devient vite le bazar au niveau lisibilité.

Image de fond

Les webmasters ont appris a être raisonnables avec les fonds. L'effet est certainement très apprécié dans un premier temps, il devient vite un inconfort à la lecture. Du côté des logiciels, il y a toujours eu la possibilité de modifier l'apparence. Il suffit de se souvenir du logiciel de lecture audio Winamp. Fort de son succès, les utilisateurs voulaient personnaliser leur outil. Une façon aussi de se distinguer des autres. Des nombreuses skin (habillage) sont apparues rapidement. La communauté proposait ses propres créations mais difficile d'avoir une interface jolie sans nuire à la lisibilité.

J'ai toujours pensé qu'il ne s'agissait que d'un gadget. Pourtant, la pratique montre tout le contraire. La personnalisation (la customisation) plaît toujours autant et on la trouve dans de nombreuses applications.

Boîte de dialogue MSN
Boîte de dialogue Windows Live Messenger avec un fond d'écran

Même Google s'y est mis ! Le plus étonnant est de retrouver ce lien sur la page d'accueil. On suppose donc que Google répond à une demande forte de ses utilisateurs, au point d'encombrer - un peu plus - sa page. Même si peu de gens cliquent sur ces liens, l'image en fond masque pratiquement le texte.

Capture Google
Capture Google et un fond d'images (24/06/10)

Semi-transparence

Tout comme les images en fond, la semi-transparence n'est pas un concept novateur. Ce gadget était déjà installé dans d'autres logiciels, notamment la messagerie ICQ (les plus jeunes ne s'en souvient pas). Considéré comme un gadget, il est longtemps resté enfouis dans les options. Depuis peu, il est remis au goût du jour. On aime ou on n'aime pas, tel n'est pas le propos. Le tout est de se demander si l'utilisateur y gagne en lisibilité.

Transparence sous Windows 7
Transparence sous Windows 7

Image de fond et semi-transparence

Mélangez transparence et fond d'images et vous obtenez... les personas de Firefox ! Depuis sa version 3.6, la navigateur se targue de proposer un grand nombre de ces bandeaux incrustés dans le haut du navigateur. Contrairement aux thèmes, les boutons ne sont pas redessinés, les menus restent parfaitement identiques ainsi que les boîtes de dialogue. Il s'agit d'une vulgaire simple incrustation, et c'est sans doute là où le bas blesse. Comment intégrer tout un catalogue d'images sans altérer la lisibilité du texte ? Tout ce bruit de fond ne profite pas au message, bien au contraire. Pour cette raison, j'ai gardé le thème classique de base classé dans la catégorie de contraste élevé. C'est moins sexy mais au moins c'est plus clair.

Capture du bandeau de Firefox
Capture du bandeau de Firefox et Toy Story en personas

Un glossaire pour Google

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Un moteur de recherche est une fenêtre ouverte vers le web. On lui soumet une requête et il nous propose une sélection de résultats avec plus ou moins de pertinence. Ces résultats s'affichent sous forme de snippet avec un titre, deux lignes descriptives ou sous forme d'extrait du contenu cible. Une manière concise et efficace pour inciter les visiteurs à cliquer.

Superbibi publie un article fort intéressant: « Comment apparaître dans Google definition ». Une manière de se hisser dans le haut du tableau pour une modeste page de définitions. Tapez define:tartampion dans le moteur.

Capture Google definitionCapture Google.be (22/06/10)

On remarque l'omniprésence de Wikipédia dans les premiers résultats. Rien de nouveau sous le soleil. Autre point, Google fait un choix dans la sélection et au diable les autres définitions. Ici pas de place pour l'exhaustivité. Ensuite, la définition tient sur deux lignes. C'est propre, concis, bref... Cela suppose que si vous écrivez des définitions courtes (comme le propose Superbibi), il ne s'agit plus d'une citation mais de toute la définition. Autrement dit, l'internaute n'a même plus besoin de venir visiter votre site. Dans ce cas, on ne parle même plus de taux de rebond ! Google devient donc un outil de contenu, tout comme il le fait avec les actualités. On sait par ailleurs qu'une grosse majorité ne lisent que les titres. À décharge de la multinationale, la page est exempte de toute publicité. Le public visé est sans doute trop maigre. Qui utilise couramment ce critère de recherche, à l'exception des technophiles ?

Sur la forme, les référenceurs se grattent la tête pour optimiser leur page. Ils chipotent sur des détails dont le seul but est un maximum de visibilité sur les moteurs. Ils oublient un peu vite l'aspect sémantique du code. Il existe à cet effet une balise adéquate <dl> conçue pour les listes de définitions. Fort est de constater dans la pratique que les sites choisis par Google sont loin d'avoir recours à cette balise mais font plutôt appel à des <p> ou des <table>.